Publié par : lskndrs | octobre 15, 2011

Klaus Schulze : Ludwig II von Bayern

Le travail de Klaus Schulze pour son dixième album (« X ») est immense. Sorti en 1978, cet opus réussit une fusion aussi improbable que géniale de la MÉ avec la musique classique. A cette époque, on joue encore du synthétiseur avec un gros mur d’oscilloscopes,  séquenceurs et filtres divers entre lesquels pendent des dizaines de câbles colorés. De nos jours ça se résume à un miniclavier portable. Klaus Schulze mélange les sons du Moog et la batterie d’Harald Grosskopf avec des lignes de violons, de violoncelles, de chœurs synthétiques et crée un ensemble grandiose, composé de 6 pièces dédiées à diverses grandes et singulières figures allemandes : Nietzsche, F. Bach, Louis II de Bavière (le constructeur de Neuschwanstein), et le terrible Kleist, plus Trakl (poète Autrichien) et Frank Herbert.

Génies météoriques dont deux ont été décrits par Zweig (Nietzsche et Kleist, voir Combats contre le démon qui inclut aussi Hölderlin).

Louis, Ludwig II donc, est le morceau central. Du chaos originel nait un mouvement envoutant, qui se débride, et devient totalement imprévisible puis sombre dans une longue plainte. Soudain le voici qui repart, brusquement, avant d’être rattrapé par la batterie dans un final éblouissant.

Un magistral exemple de musique intemporelle.

 

***

Chronique de Phaedream (GoD) sur X

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