Publié par : lskndrs | mai 2, 2013

Le chant de Silesius

264. Les créatures sont l’écho de Dieu

Sans une voix, rien n’est : partout Dieu entend,
En toute créature, Sa louange et Son écho.

265. Unisson

Hélas, nous autres hommes ne savons pas, comme les oiseaux des forêts,
Réunir dans la joie les timbres de nos voix diverses

266. Rien n’est précieux aux yeux des moqueurs

Je sais que le rossignol ne trouve rien à redire à l’intonation du coucou ;
Mais toi, si je ne chante pas comme toi, tu te moques de la mienne.

267. Il est rare qu’une seule chose plaise

Ami, si tous ensemble nous ne devons chanter qu’une chose,
Quelle chanson ce sera, et quel chœur ?

268. Variété

Plus grande est la différence des voix que l’on rassemble
Et plus merveilleusement résonne le chant d’ordinaire

269. Pour Dieu tout se vaut

Dieu est aussi attentif aux coassements
Qu’aux trilles que Lui adresse une alouette

270. La voix de Dieu

Les créatures sont la voix du Verbe éternel,
C’est Lui qui chante et résonne pour Lui-même dans la grâce et la colère

*

Angelus Silesius, Le voyageur chérubinique (livre I), trad. de Maël Renouard.

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