Sous les néons mauves de la retrowave, le tropisme « west coast » est assez constant et convient parfaitement aux chaudes journées d’été actuelles.
FM-84 et The Midnight donnent d’ailleurs un concert à San Francisco le 14 juillet, ce qui me rappelle que parfois je ne suis pas né sur le bon méridien.
Reste ce fantasme ultraviolet sur l’été éternel de notre extrême occident, façon de varier du bleu/orange des Red Hot Chili Peppers vers quelque chose de plus synthétique, où nous conduisons tous des DeLorean dans la version utopique du L.A. de Blade Runner.
Le dernier morceau (« Memories« ) de « The endless summer » (The Midnight) évoque de façon simple et puissante la nostalgie de fin d’été. De composition simple (voir insipide), il s’offre comme un épilogue parfait à l’album, suggérant les soirées de la fin août, quand le soleil plonge tôt dans la mer et adoucie la lumière, la chaleur accumulée de la journée ne masquant plus un début de déclin, certes très modeste vu l’absence de vent, mais chant du cygne assuré d’un été qu’on pouvait croire éternel, tant il nous aura fixé l’œil des heures durant sur l’horizon et ses infinies nuances de bleu.
Et au sein de cette mélancolie qui monte dans ces instants des « derniers instants de », ce furieux besoin de synthèse, de récupération et d’appropriation des miettes dorées dans le creux de notre conscience, précieux turbochargeur de notre diesel quotidien.
Everything is clear in the rear view mirror
The coast highway and the golden hour
Only love
Nothing was lost
Summer days are growing colderWe’ll know better when we’re older








